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IRM cérébrale (clichés ICM)

IRM cérébrale (clichés ICM)

L'imagerie par résonance magnétique (IRM)permet de visualiser de cerveau ; il permet d'obtenir virtuellement des coupes du cerveau et de préciser la nature d'éventuelles lésions cérébrales

Ce qu'elle permet de visualiser

L'IRM a une meilleure définition spatiale que le scanner : elle permet de différencier avec plus de précision la substance blanche (profonde) et la substance grise (superficielle) du cerveau, les cavités du cerveau appelées également ventricules, le liquide céphalo-rachidien dans lequel baigne le cerveau.

Elle permet donc de contribuer au diagnostic différentiel entre des pathologies neurologiques variées : atteintes vasculaires, maladie inflammatoire, tumeurs, infections, dégénérescence du cerveau...

Quelle durée ?

30 à 45 minutes

Comment ça se passe ?

Le patient se déshabille et enfile une blouse d'examen à usage unique. Il enlève tous ces bijoux, montre, appareils dentaire ou auditif… Il est éventuellement perfusé si une injection de produit de contraste (gadolinium) est prévue.

Il s'allonge ensuite sur le dos, les bras le long du corps ; on lui positionne généralement dans la main une sonnette à activer en cas de problème. Des bouchons anti-bruit sont positionnés sur les oreilles pour atténuer le bruit de la machine. Il faut essayer de trouver une position confortable car il va falloir tenir de façon la plus immobile possible pendant au moins 20 minutes (plus on est immobile, meilleurs sont les clichés). On peut fermer les yeux le temps de l'examen.

La table sur laquelle le patient est allongé est mobile ; une fois celui-ci positionné, on fait glisser la table dans le tunnel de l'IRM (la tête arrive au centre de l'appareil).

Ensuite, l'IRM se met en marche et prend des clichés du cerveau selon trois axes.

Film explicatif des Hopitaux universitaires de Geneve sur les IRM

Quels résultats obtient-on ?

Une quantité d'images du cerveau selon différentes méthodes de recueil (on parle de ce fait d'images en séquences de diffusion, en séquence FLAIR, en T2*, avec injection de Gadolinium…). La comparaison de ces différentes séquences aiguille le raisonnement du radiologue et du neurologue et lui permet de déterminer la nature d'une lésion cérébrale.

L'IRM cérébrale

Quelles sont les précautions à prendre ? Les contre-indications ?

Du fait du principe de fonctionnement magnétique de l'IRM, tout composant ferreux sera attiré par son aimant ce qui pourra causer des lésions corporelles.

L'IRM est donc contre-indiquée de façon absolue en cas de pacemaker, d'implants cochléaire ou de clip ferromagnétique.

Certains tatouages sont également incompatibles avec l'examen car ils comprennent des particules ferromagnétiques. Chez les chasseurs, des plombs ou même des éclats de plombs sont fréquemment retrouvés au niveau du visage et contre-indiquent également l'examen (une simple radiographie permet de les mettre en évidence).

Exemple d'accident lié à la proximité d'objet ferreux...

Exemple d'accident lié à la proximité d'objet ferreux...

En l'absence de connaissances définitives sur les conséquences des rayonnements magnétiques dans le développement embryonnaire, l'IRM est contre-indiquée en cas de grossesse (selon les centres IRM, elle peut être réalisée en cas d'urgence avec des précautions spécifiques) ; l'allaitement sera interrompu 24h est requise après une IRM injectée au Gadolinium (l'interruption peut s'étendre jusqu'à deux semaines pour d'autres produits de contraste).

Il peut également exister des allergies au produit de contraste ou à l'iode ; des précautions doivent être prises pour les patients insuffisants rénaux, souffrant d'hyperthyroïdie ou traités par Metformine dans le cadre d'un diabète.

Les patients confus ou comateux peuvent difficilement rester immobiles le temps de l'examen ; ils peuvent de même que les personnes claustrophobes et si leur condition médicale le permet réaliser cet examen sous médication calmante.

Et dans l'AVC en aigu ?

L'IRM permet de déterminer s'il y a AVC, où il se trouve, sa nature (ischémique ou hémorragique) et s'il existe un saignement associé contre-indiquant la thrombolyse. C'est donc un examen fondamental dans la prise en charge en urgence.

Tag(s) : #AVC, #Santé, #3 Prise en charge aigue

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