Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Après un AVC, les troubles de la motricité sont fréquents. Des symptômes moteurs (impossibilité de bouger le bras et/ou la jambe, paralysie d'un côté du visage…) apparaissant brutalement évoquent immédiatement un AVC.

Selon la zone du cerveau, du tronc cérébral ou de la moelle épinière, les symptômes moteurs toucheront de façon différenciée les parties du corps.

Troubles moteurs : hémiplégie, hémiparésie

Dans la représentation ci-dessous, on retrouve la correspondance entre ces zones cérébrales touchées et la répercussion de leurs lésions sur la motricité du corps :

Correspondance entre localisation de la lésion (cerveau ou moelle) et atteinte de la motricité

Correspondance entre localisation de la lésion (cerveau ou moelle) et atteinte de la motricité

En 1), le cerveau est représenté en coupe au niveau de la scissure de Rolando qui sépare le cortex frontal du cortex pariétal. En avant de la scissure de Rolando (lobe frontal), on retrouve les zones gérant la motricité ; en arrière de la scissure de Rolando (lobe pariétal) sont situées les zones gérant la sensibilité.

Cette zone autour de la scissure de Rolando gère à gauche la sensibilité et la motricité de l'hémicorps droit et à droite la sensibilité et la motricité de l'hémicorps gauche. Pour le dire autrement, une lésion de cette zone à gauche donnera une hémiplégie ou un trouble de la sensibilité pour le côté droit du corps.

En 1a), on voit la conséquence d'une atteinte de la face interne du cerveau (motricité de la jambe), en 1b) une atteinte de la face externe (bras, visage).

Il est à noter que les différentes zones du corps ne sont pas représentées de façon proportionnelle au niveau du cerveau : la bouche, le visage, les mains sont sur-représentées.

Correspondance entre zone cérébrale et atteinte de la motricité ou de la sensibilité (homoncule)

Correspondance entre zone cérébrale et atteinte de la motricité ou de la sensibilité (homoncule)

En 2), on observe qu'une petite partie du cerveau, la capsule interne, est une zone de convergence des neurones issus de la zone autour de Rolando. Une lésion même petite de cette structure profonde peut entrainer à elle-seule les mêmes symptômes que celles de zones plus étendues en surface du cerveau. Pour faire une analogie, c'est comme si par la capsule interne passaient un faisceau de fils électriques ; si l'on coupe certains fils, même si les zones cérébrale en surface qui y sont rattachées sont intègres, elles ne peuvent plus envoyer leurs messages nerveux vers la moelle et les membres.

Les conséquences d'une petite lésion de la capsule interne peuvent donc être aussi importantes que celles d'une grosse lésion du territoire rolandique.

En rouge, les différentes parties de la capsule interne (corps, genou, bras postérieur), coupe horizontale du cerveau

En rouge, les différentes parties de la capsule interne (corps, genou, bras postérieur), coupe horizontale du cerveau

En 3), des lésions du tronc cérébral peuvent également donner des troubles de la motricité puisqu'ils s'agit de la même façon d'une voie de passage des fibres en charge de la motricité.

Le tronc cérébral et ses différentes parties

Le tronc cérébral et ses différentes parties

Au quotidien, l'hémiplégie se définit comme une paralysie complète d'un membre ou d'une moitié du corps ; dans l'hémiparésie, le déficit est moins net (le patient est gêné, a moins de force mais peut mouvoir le membre).

Le terme d'"hémiplégie proportionnelle" désigne une hémiplégie de tout un côté du corps (face, membre supérieur, membre inférieur).

Les patients qui conservent des séquelles motrices sont le plus souvent soignées et rééduquées en centre de rééducation fonctionnelle par des kinésithérapeutes, des ergothérapeutes, des psychométriciens...

La rééducation consiste à stimuler de façon progressive la personne à effectuer des actes de plus en plus complexes et demandant de plus en plus de force. Les zones cérébrales autour de la zone abimée par l'AVC vont au fur et à mesure effectuer le travail de la zone lésée. Cette capacité de résilience dépendra de l'intégrité préalable du cerveau ; un cerveau déjà abimé par des facteurs de risque vasculaires, une dépendance alcoolique, un antécédent de traumatisme crânien aura de moins bonnes capacités de résilience pour compenser les séquelles d'un AVC.

Cuisine thérapeutique en ergothérapie

Certains ergothérapeutes se rendent au domicile pour trouver des aménagements facilitant l'autonomie

Adaptation créée par un patient hémiplégique pour compenser ses difficultés.

Quand une passion permet de récupérer de façon optimale...

Tag(s) : #5 Séquelles possibles de l'AVC, #AVC, #Santé

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :