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L'hypertension artérielle (HTA) est une bonne pourvoyeuse d'AVC. Elle est fréquente (20% de la population française adulte) et augmente avec l'âge (40% des plus de 65 ans et 90% des plus de 85 ans).

L'HTA fragilise l'ensemble du système cardiovasculaire par différents mécanismes :

- une poussée d'HTA peut décoller une plaque d'athérome qui va possiblement obstruer une artère en aval

- un flot de sang irrégulier peut augmenter la pression sanguine dans une artère fragilisée et provoquer un AVC hémorragique

- l'HTA chronique fragilise le système artériolaire cérébral (les artères les plus fines) et provoque la leucoaraïose par une hypoperfusion chronique des structures cérébrales les plus profondes

- le coeur est obligé de se mettre "en surchauffe" pour l'alimenter ce qui l'affaiblit précocement...

L'HTA, qu'est-ce que c'est ?

Le sang est envoyé par le coeur dans les artères pour irriguer les différents organes ; la circulation du sang respecte donc une pression mesurable extérieurement par des appareils de mesure généralement au niveau du bras ou du poignet (automesure).


Le personnel médical distingue en général deux chiffres : la pression la plus forte (la pression systolique, quand le coeur vient d'effectuer son mouvement de pompe propulsant le sang) et la pression la plus faible (la pression diastolique, celle qui persiste alors que le sang est encore stocké par le muscle cardiaque, juste avant son éjection).

Les normes de pression sanguine systolique et diastolique dépendent de l'âge. La pression au repos doit idéalement être inférieure à 12/8.

 

Différentes causes peuvent être à l'origine d'une pression artérielle élevée. Après un AVC, il est primordial de faire contrôler sa tension régulièrement afin d'éviter la récidive.

Il est recommandé si la tension artérielle reste anormale de consulter spécifiquement son médecin généraliste ou un spécialiste (neurologue, cardiologue) afin que celle-ci soit normalisée dans les meilleurs délais.

Le médecin déterminera le mécanisme à l'origine de l'hypertension afin de prescrire le traitement ou une association de plusieurs traitements les mieux indiqués. Parfois des règles hygiéno-diététiques seront préconisées (perte de poids, activité physique, arrêt du tabac et de l'alcool...). Parfois encore (moins de 10% des cas), des recherches plus approfondies seront nécessaires car l'HTA résultera d'une maladie rénale, surrénalienne ou hormonale, voire génétique sous-jacente et jusque-là méconnue.

Si l'HTA est difficile à dépister, le médecin propose parfois à son patient d'effectuer lui-même une surveillance par des appareils d'automesure tensionnelle disponibles en pharmacie. Chaque appareil indique la procédure nécessaire à sa bonne utilisation. 

Il peut aussi demander une mesure ambulatoire de la pression artérielle (MAPA) sur 24h qui consiste en un petit boitier df'enregistrement relié à un brassard.

Contrôler son hypertension artérielle

La plupart du temps, il s'agira d'atteindre l'objectif raisonnable d'une tension artérielle en dessous de 14/9.

 

Le contrôle des facteurs de risque vasculaire peut être aidé au niveau des pôles de prévention et d'éducation du patient (PREP) : en Picardie, ces pôles sont situés à Abbeville, Amiens, Beauvais, Creil/Senlis, Compiègne, Laon, Saint-Quentin et Soissons. Ces équipes (médecins, infirmières, psychologues, diététiciennes...) mettent en place des ateliers et des accompagnements permettant aux personnes ayant un risque cardiovasculaire élevé de contrôler au mieux les facteurs à son origine.

Tag(s) : #4 Prévention, #AVC, #Santé

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